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Accueillir nos différences : « La migration a fait de moi qui je suis aujourd'hui »

Manu est une personne trans non-binaire originaire du Venezuela. Elle est née à Caracas, au Venezuela, où elle a grandi. Elle dit avoir été élevée avec tout l'amour et l'attention que sa famille pouvait lui donner, dans une société qui ne comprenait pas les personnes comme elle. Les brimades et le harcèlement étaient une constante dans la vie de Manu, tant à l'école que dans son quartier.

Après avoir émigré à Buenos Aires, en Argentine, Manu est devenue une militante et est aujourd'hui secrétaire générale de Mocha Celis, une organisation qui se bat depuis plus de 30 ans pour les droits des personnes trans et non-binaires en Argentine.

« Je me suis retrouvée dans le militantisme, car pour moi, façonner mon identité politique, c'est comme étreindre le collectif », explique Manu. « C'est comme planter un arbre pour que d'autres personnes profitent aussi de son ombre ».

Pour Manu, la migration a fait d'elle qui elle est aujourd'hui. En Argentine, elle a trouvé un nouveau sens de la communauté.

Être migrant donne un sens différent à la notion de famille. Vous trouvez une famille dont les liens vont au-delà du sang ou de l'éducation.

Pour Manu, tout comme lorsqu'on laisse les personnes LGBTIQ+ de côté, laisser les migrants de côté est une perte pour la société. Les communautés passent à côté de leurs talents, de leurs passions, de leur diversité.

Les personnes transgenres englobent un large groupe d'individus qui ne s'identifient pas au genre qui leur a été assigné à la naissance. Cela inclut les personnes non-binaires, ainsi qu'un large éventail d'identités et d'expressions de genre.